Monsieur François REBSAMEN, Ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, a mis en place un groupe de travail pour faire reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle.

Rappelons que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) définit le burn-out comme « un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail ».

Et que c’est en 1969 que le terme burn-out a été utilisé pour la première fois.

Dans les années 1970, on réservait l’expression aux employés du domaine de la relation d’aide, très engagés émotivement dans leur travail, comme les infirmières, les médecins, les travailleurs sociaux et les enseignants.

Il a fait l’objet de nombreuses définitions depuis. Maintenant, on sait que tous les travailleurs – de l’ouvrier au chef d’entreprise – peuvent être exposés au burn-out.

Aujourd’hui, le « burn-out » peut être reconnu comme une maladie professionnelle au titre de l’article L. 461-1 du code de la sécurité sociale mais dans quelques rares cas en raison des critères particulièrement restrictifs de cet article. En effet, la maladie doit entraîner une incapacité permanente de travail de plus de 25 %, et un lien « direct et essentiel » avec le travail doit être mis en évidence par un comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles.
Or, les critères réglementaires de recevabilité des demandes restent difficiles à réunir et le traitement par les comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles est très hétérogène.

On ne peut que saluer cette initiative nécessaire pour de nombreux salariés, dont la vie peut être détruite en raison de conditions professionnelles intenses et inadaptées.

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